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Cenon, le bar de la mairie

Qu'on l'appelle bistrot, troquet, café ou boui-boui, le bar se développe à la fin du XIX ème siècle. En effet, on compte à cette époque pas moins de dix demandes d'ouverture chaque année, sur la commune de Cenon.

Vue avec la foule et les vélos devant le bar de la mairie
Le bar de la mairie

La règlementation

Reproduction mentionnant la liqueur de la Vieille Cure
Buvard publicitaire Vieille Cure

D'après l'arrêté concernant la police des cafés, cabarets et autres débits de boissons du 07 juillet 1887, signé par le maire de Bordeaux, Alfred Daney, il était nécessaire de faire une déclaration d'ouverture par écrit à la mairie, 15 jours minimum avant tout début d'activité en précisant ses noms, prénoms, lieu et date de naissance ainsi que la place professionnelle tenue dans l'établissement et l'adresse du débit de boissons. Il fallait également préciser, le cas échéant, le nom du propriétaire.

Les gestionnaires de ce type d'établissements sont essentiellement des hommes même si l'on note toujours la présence de "tenancières". A cette époque, on remarque souvent que les bars sont tenus par des couples. En effet, l'homme est souvent le gérant mais l'épouse occupe une place nécessaire à la tenue du café, autres que les tâches subalternes.

Un milieu populaire

Au début du XX ème siècle, la majorité des débitants ne sont pas propriétaires. Les bars se développant dans les quartiers populaires, c'est souvent le locataire de l'immeuble qui demande l'autorisation à son bailleur d'ouvrir un petit commerce. La clientèle touchée est de ce fait la classe ouvrière qui, après une longue journée de travail aime se détendre dans les troquets et s'y retrouver. En ce temps, le bar, c'est un peu comme une place publique, un lieu officiel, comme une mairie ou une église. C'est un lieu d'échanges.

Le Bar de la Mairie et ses différents propriétaires

A Cenon, l'établissement le plus connu est bien sur le Bar de la Mairie, fameux bar trônant au bas de la côte des 4 Pavillons, présentant "en terrasse" une reproduction miniature de la Tour Eiffel. L'enseigne d'un bar est souvent le nom que lui donnent les habitués. Il est souvent lié à sa localisation et à ses fonctions. Ainsi, dans la commune, quoi de plus naturel que d'appeler "Bar de la Mairie", un établissement situé à quelques mètres des bâtiments administratifs communaux et d'apposer sur les façades les mentions "Epicerie, tabacs, buvette".

Le Bar de la Mairie, situé au numéro 86 de l'avenue Carnot et faisant ainsi l'angle de la rue Saint Thérèse, actuelle rue Henri Barbusse, aurait ouvert ses portes pour la première fois en janvier 1886. Le gérant Jean Rey était à la tête d'un débit de boisson faisant également restaurant. L'établissement fut repris durant l'été 1901 par Jean Lamolie, célèbre éditeur de cartes postales à Cenon, se transformant alors en bar - tabacs - épicerie. Le bar gardera son enseigne "Lamolie" près de 40 ans. En 1940, Jean Bibard prend la succession de ce débit de vins et spiritueux à emporter ou à consommer sur place. Au numéro 88 de l'avenue Carnot, se trouvait un coiffeur, Jean Poujat qui ouvrit également un débit de boissons plus tard appelé Bar de la Côte.

Vue présentant le récépissé de la demande d'ouverture du bar.
Récépissé de demande d'ouverture de Jean Lamolie - 1901

Le Tramway

L'aménagement des axes du Tramway en 1999, a entraîné la destruction de ce célèbre établissement où chacun aimait se retrouver autour d'un verre en toute simplicité. Quant à la petite Tour Eiffel, elle est toujours visible rue Pierre Curie et reste le témoin du passé.

Reproduction d'un extrait de la réglementation sur les débits de boissons.
Règlementation sur les débits de boisson

Pour en savoir plus sur la règlementation actuelle des débits de boisson, accédez au site de Légifrance.