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Femmes dans la Grande Guerre

Entre 1914 et 1918, La guerre n'a pas épargné la population cenonnaise et particulièrement les femmes. Après le départ des hommes mobilisés, elles doivent subvenir seules aux besoins de la famille.

Carte postale Amitiés de Cenon. Coll. Fonds Saenz
Carte postale Amitiés de Cenon. Coll. Fonds Saenz

Veuves et orphelins de Cenon

Extrait d'une liste de noms de soldats. Coll. Archives 3S 1/73
Extrait d'une liste de noms de soldats. Coll. Archives 3S 1/73

Dès le début des hostilités, les politiques publiques françaises ont favorisé le couple.  Des lois sont votées pour conserver le mariage, pour aider le conjoint dans ses démarches administratives et remplacer le soldat mobilisé qui ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille :

loi du le 5 août 1914 qui apporte une allocation aux femmes de mobilisés,

loi du 17 avril 1916 pour une pension aux veuves de guerre, à condition que le mari soit tombé au front. Les disparitions et les cas des concubins ne sont pas pris en compte. 

loi du 27 juillet 1917, qui permet aux enfants orphelins de guerre d’être adoptés.

A Cenon, le maire dresse un bilan en 1917 des familles dont les soldats sont morts au combat.

Une aide sociale pour secourir les veuves

Quand elles apprenaient la disparition ou le décès de leur conjoint, les femmes demandaient aussitôt une assistance. En effet, souvent, elles ne travaillaient pas ou se retrouvaient seules à subvenir aux besoins de la famille. Des lois votées pendant  la guerre leur ont permis de pouvoir assurer cette démarche.

La mairie est un relais auprès de l’administration centrale pour ces aides sociales. Enfin les pupilles percevaient aussi une allocation. Ces aides provenaient du Bureau de Bienfaisance.

Les veuves écrivent au maire

C’est le maire de la commune qui était chargé de prévenir les familles de la triste nouvelle lors des pertes des hommes au combat. Certaines veuves cenonnaises ont souhaité faire rapatrier les corps de leurs époux et en ont fait la demande écrite. Ces courriers conservés sont un témoignage patriotique fort malgré la douleur causée par la perte.

Les nourrices cenonnaises

Extrait du registre de déclaration des nourrices, de 1915 à 1916, 3S1/10. Coll Archives
Extrait du registre de déclaration des nourrices, de 1915 à 1916, 3S1/10. Coll Archives

Le métier de nourrice est courant depuis le XIXème siècle.

A Cenon, en 1912, la mairie oblige les familles à la consultation médicale des nourrissons et jusqu’à 2 ans pour enrayer les ravages de la mortalité infantile. Ces consultations s’accompagnaient d’une formation des nourrices sous la surveillance d’un médecin de l’assistance publique qui leur donnait des leçons d’hygiène et de développement de l’enfant.

Entre 1915 et 1916, 18 nourrices étaient déclarées à la mairie sur un registre conservé aux archives communales. Cinq enfants étaient nourris au sein, 12 au biberon et un au bol. Vers 4 ou 5 ans, ils étaient retirés des nourrices.

Deux destins de femmes cenonnaises

Les soldats Jean-Louis LOO et Pierre CHIRON sont décédés sur les lieux de combats respectivement en 1915 et 1916. Ils étaient mariés et pères de famille.

Leurs épouses ont eu un parcours de vie similaire. Mères de famille nombreuses, elles ont fait appel à l’aide administrative et se sont déclarées nourrices pour pouvoir subvenir aux besoins de leur famille.