Fermer En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plus.

Gabriel Bes

Extrait d'une délibération où apparaît la signature de Gabriel Bes
signature de Gabriel Bes

Ses premières années au Conseil municipal

La carrière politique de Gabriel Bès au sein de la municipalité cenonnaise débute le 17 mai 1925. Il est alors désigné comme premier adjoint du maire Jean Carreyre. Ce conseil municipal reste en place pendant dix ans, jusqu’au décès du maire, survenu le 12 février 1935. Monsieur Bès prend alors la tête de la commune jusqu’à son élection officielle le 18 mai 1935. Elu à la majorité absolue, il est secondé par Louis Duvin, son premier adjoint.

1935 : il prend la tête de la mairie

Gabriel Bès va diriger la commune pendant six années et ce dans des contextes politiques et économiques fort instables. En effet, la France des années 1930 est prisonnière de poids qui l’empêchent de se développer. Dans un premier temps, le malaise social de la Première guerre mondiale persiste toujours. De ce fait, il règne une crise politique de part l’instabilité des gouvernements qui ne cessent d’être renouvelés tous les six mois. Enfin, la crise économique qui s’abat sur le monde entier, touche rapidement la France, dès 1931, n’épargnant pas Cenon, ville qui compte alors près de 10 000 habitants.

Les réformes sociales du Front populaire jusqu'à Cenon

Le Front Populaire passe à la tête du gouvernement quelques mois après l’élection de Gabriel Bès qui va de suite adhérer aux principes du Parti. Face à la croissance du chômage et aux nombreuses grèves qui entraînent plus de deux millions de salariés dans un conflit contre le patronat, la municipalité cenonnaise va s’allier aux grévistes, votant une aide pour les familles afin de fournir du pain et des denrées alimentaires et créant également une caisse de secours aux chômeurs.

Les accords de Matignon signés dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 se voient appliqués dans la commune quelques années plus tard avec la réduction du temps de travail des agents ou encore l’obtention des congés payés. La population cenonnaise est le témoin des réformes du gouvernement. Le régime de retraite pour les vieux travailleurs est mise en place alors que sous l’influence de Léo Lagrange, on construit des terrains de sport sur la commune.

Tout au long de son mandat, Gabriel Bès n’a cessé d’avoir pour objectifs premiers, le soutien et l’aide de sa population. En effet, sa carrière politique a permis à la commune de voir une partie de ses quartiers goudronnée (25 kilomètres de voies) et éclairée. Les écoles ont été agrandies et les prix ont été baissés afin de permettre aux cenonnais de bien vivre en cette période difficile. Les associations ont toujours été soutenues et ce dans la bonne gestion financière de la commune qui n’a jamais connu de déficit sous son mandat.

La Seconde Guerre Mondiale

Quelques mois avant la Seconde guerre mondiale, Gabriel Bès avait prévu pour défendre la banlieue en cas de conflit international, la création d’un corps de sapeurs pompiers. Il avait également accordé les premières demandes de sursis d’incorporation pour soutien de famille dès août 1939. Mais, face à la montée des gouvernements fascistes et à l’influence des gouvernements instables, la France sombre dans la Seconde guerre mondiale dès septembre 1939. Entré dans le combat contre les puissances de l’axe, le pays arme les gardes champêtres cenonnais par circulaire du Ministre de l’Intérieur. Puis la commune est frappée par un bombardement le 8 décembre 1940, acte qui coûtera la vie à huit personnes. Enfin, le conseil municipal entourant le maire est amputé de deux conseillers, prisonniers de guerre.

Démission en 1942

Après seize années à la tête de la municipalité et après avoir reçu les félicitations des membres du conseil municipal pour son implication et sa bonne gestion de la commune en cette période si difficile, Gabriel Bès se retire de la vie politique cenonnaise et donne sa démission en avril 1942, entouré de ses plus fidèles adjoints, Louis Duvin, Fernand Favre et Louis Goulème. »