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Le 23 juillet 2018

Les fêtes de quartier tissent des liens

Vendredi 6 juillet dernier, une centaine de personnes, anciens et nouveaux habitants se sont retrouvés sur la butte de la rue Antoine Watteau pour participer à la première fête du quartier La Saraillère. Ils ont discuté et partagé des gâteaux et du thé avant de se retrouver autour d’une grillade proposée par l’Ajhag. Des structures gonflables y étaient installées au grand bonheur des enfants. Musique, rencontre...la fête du quartier tisse des liens.

Une demande des habitants satisfaite...

Soumia, nouvelle médiatrice à la ville de Cenon  a mis en place ce projet pour répondre à une demande des habitants : « Après plusieurs rencontres avec les habitants, après plusieurs café citoyens organisés par la Ville de Cenon, j’ai constaté,  comme le disent les habitants, que le quartier de la Saraillère  est « mort ». Et c’est là où j’ai eu l’idée de proposer le projet avec l’appui des partenaires comme Mésolia, bailleur principal, le service de proximité et l’Association jeunesse des Hauts de Garonne (Ajhag).  Ombre et lumière, Carrefour des Cultures et Nia-Crew ont aussi contribué à la réussite de l’événement ».

On a créé une dynamique dans le quartier

Nicolas, éducateur de rue de l’AJhag,  qui lors de ses maraudes à la Saraillère dans le cadre de l’éducation de rue dit ceci : «  On rencontre des habitants, on les écoute et  souvent ils demandaient une animation dans leur quartier ». Et Liza, sa collègue d’ajouter : «  Et tous ensemble on a créé une dynamique pour travailler sur cette action. C’est de la joie de voir que ça marche avec les habitants. Cela donne envie de faire encore des choses ensemble. Et aujourd’hui, nous sommes tous réunis autour d’un repas musical».

Les habitants ont dit…

« On n'est pas marginalisé, il y a une entraide qui existe ici »

Aïcha, Marina et Nirina, toutes trois assisses sur un banc public échangeaient leurs regards sur le quartier. Aïcha qui y vit depuis 60 ans a évoqué la destruction des trois du Grand pavois : « Cela m’avait fait mal d’assister à leur déconstruire. Il y avait une grande machine  qui les grignotait…  J’avais les larmes à l’œil…car les tours faisaient parti de nous. Aujourd’hui elles ont laissé leur place à de petites maisons et à des logements plus sympathiques ».  Maria arrivée à la Saraillère en 2014, après avoir résidé à la Marègue en 2008, a parlé de son implication dans la vie du quartier qui lui a permis de nouer des liens avec ses voisins : « Je me suis rapprochée du centre social et culturel La Colline où j’ai fait des connaissances. J’y ai noué des liens. Depuis, je me suis dit que je ne suis pas seule dans son coin, qu’il y a une entraide qui existe aussi ».
Et Nirina, arrivée à la Saraillère il y a 7 mois,  égrene les commodités qu’elle trouve dans le quartier : «  Je suis à proximité de tout : les transports et l’école des enfants. Il y a également des associations pour apprendre le français. Je suis très contente d’habiter à Cenon ».

« Je revis dans le quartier »

Céline, nouvelle habitante qui a emménagé il y a tout juste 4 mois apprécie la fête du quartier et évoque, par ricochet, son regard sur son nouveau lieu de vie : « Depuis que j’ai emménagé dans le quartier je revis. C’est verdoyant, les enfants ont de l’espace, un air de jeux et c’est bien desservi en tramway  et en bus. Pour moi qui n’ai pas de voiture, cela me va ! En plus l’ambiance du quartier me convient, les relations avec le voisinage aussi. Même s’il y a quelques perturbateurs on arrive quand même à vivre ensemble. La fête du quartier est là pour l’illustrer. En plus les cafés citoyens qui s’organisent ici sont instructifs et on y trouve une ambiance conviviale ». 

« On est en terre connue… »

Née à la Saraillère, Zora a fréquenté l’école maternelle et primaire du quartier. Elle a été dans les écoles que fréquentent ses deux enfants.  Très ancrée dans le quartier, elle fait son image d’Épinal. «  Je suis née et j’y ai passée toute mon enfance.  La fête est arrivée à point nommé. Elle nous permet de nous retrouver entre camarade et entre voisins. Nous sommes contents. Car nous avions l’impression d’être oubliés. Cet événement met en lumière la richesse « invisible » du quartier. Il y a un esprit de famille ici ; on est en terre connue».

Reportage de la fête en vidéo

Prochaine fête de quartier

Fête de la Marègue les 31 août et 1er septembre
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