Des origines à aujourd'hui, voici une brève présentation pour découvrir notre ville.
Les origines
Il n'est pas impossible d'en rattacher le nom à une peuplade appelée SENONES qui occupait le bassin de l'Yonne et le plateau de Langres et dont une ramification aurait fondée une bourgade sur un territoire incluant Cenon, vers le 7ème ou 6ème siècle avant notre ère.
On trouve d'ailleurs fréquemment Cenon écrit Senon ou Senons dans divers documents du 17ème et 18ème siècle conservés aux Archives Départementales de la Gironde.
Les premières certitudes d'une occupation humaine se situe à l'époque gallo-romaine où les hauteurs de la rive droite attiraient de riches gallo-romains bordelais qui s'installaient dans d'agréables domaines.
La découverte d'un sarcophage dans le parc Palmer en 1980 conforte cette occupation. Ce cercueil d'enfant date de la fin du IIIe ou début du IVe siècle, époque gallo-romaine. Cet objet et les fioles qu'il contenait sont conservés au Musée d'Aquitaine.
La Légende de la Biche de Cenon
En 778, Roland et son armée se rendant en Espagne, arrivèrent à la colline de Cenon, couverte à ce moment-là par l'antique forêt de cyprès. Au pied de la colline : les marais. Plus loin, le ruban d'argent de la Garonne barre la route.
Saisi d'une inspiration divine, Roland sonna du cor.
Au son de l'olifant, une biche blanche effrayée surgit de la forêt. Descendant la colline, elle traversa le marais et franchit la Garonne à un passage guéable qu'elle connaissait bien. Cette fuite éperdue ayant lieu sous ses yeux, Roland n'eut plus qu'à suivre la trace de la biche et, ses soldats derrière lui, franchit la Garonne.
Le Blason

Le blason de la ville apparaît sur les documents officiels dans la deuxième moitié du XXème siècle. Il réunit et transcrit graphiquement les éléments principaux de la légende de Cenon.
La biche, le cyprès, le cor, la Garonne... Tissant fibres de réel et fils imaginaires, la légende offre à la ville un récit mythique et un animal totem.
Bien que l'origine de la légende comme celle du blason restent mystérieuses, le récit et l'image sont connus et appréciés d'un grand nombre de Cenonnais.
A tel point, que plus de 300 bénévoles ont participé, deux années de suite, à la mise en spectacle de la légende. En 1994 et 1995, trois mille spectateurs se sont pressés sur les gradins du théâtre de verdure pour découvrir une épopée mêlant mythe et réalité historique, danse, théâtre, chant, sons et lumière.
Des versions modernisées du blason ont, par la suite été créées, tout en intégrant et perpétuant l'histoire du blason.
Constitution du village
Le territoire cenonnais part de la Garonne, traverse d'immenses marécages appelés "palus" et grimpe un coteau pour s'installer sur des terres plantées de cyprès.
En 1080, Saint Gérard, abbé de la Sauve Majeure fonde à Cenon une sauveté qui devint plus tard un monastère. Sous la domination anglaise (1154-1453), la commune devint plus prospère : une partie du plateau est défrichée pour se couvrir de vignes. Il en est de même pour une partie du bas Cenon. Les vins acquièrent une certaine réputation, notamment ceux de la Tour Blanche.
Dès les années 1500, le nom de Cenon la Bastide apparait dans divers documents officiels, notamment les registres paroissiaux.
La partition
Depuis déjà les années 1700, Bordeaux convoite le quartier de la Bastide.
Ceci s'est accentué avec, au XIXème siècle, la construction du Pont de Pierre, celle de la gare d'Orléans, conjugué au dynamisme des activités industrielles et portuaires.
Malgré les protestations des édiles et de la population de Cenon la Bastide, le 1er janvier 1865, le quartier de la Bastide devient bordelais.
Ainsi, la population passe de plus de 8000 habitants à 800 habitants.
Cenon devient la commune la plus exigüe et la plus peuplée de la région bordelaise. Spoliée d'une partie de son territoire qui contenait une mairie, une église, des écoles, Cenon doit se reconstruire une identité pour redonner un élan à sa population.
Du XXe siècle à aujourd'hui
Durant la Première Guerre Mondiale, Cenon subit des pertes du fait des jeunes hommes morts à Verdun.
Mais c'est surtout pendant la Seconde Guerre Mondiale que les habitants de Cenon vont connaître :
- des bombardements sur les quartiers,
- la destruction d'activités économiques,
- les réquisitions pour le STO de jeunes hommes,
- des combattants résistants tel Camille Maumey.
A partir des années 1960, Cenon va connaître un développement démographique avec la création d'un vaste programme de construction d'immeubles dans le haut Cenon. La réalisation de cette ZUP (zone urbaine prioritaire), portée par le maire de l'époque, René Cassagne, permit à nombre d'habitants d'accéder à des logements au confort moderne.
Aujourd'hui la ville poursuit sa transformation urbaine et les documents conservés dans les Archives pourront continuer à enrichir son histoire.
En savoir plus
- Le service d'archives de Cenon possède une bibliothèque d'histoire locale à consulter pour connaître en détail l'histoire de Cenon.
- Archives Départementales de la Gironde
Pour consulter leurs inventaires et fonds numérisés : recherches AD - Musée d'Aquitaine
Présentation du musée d'Aquitaine




